Doernbecher Freestyle 2027 : la Air Jordan 11 Low IE d’Avery Wilson, 13 ans, un alien nommé Greg et un « je t’aime » codé

Doernbecher Freestyle 2027 : la Air Jordan 11 Low IE d’Avery Wilson, 13 ans, un alien nommé Greg et un « je t’aime » codé

Il y a vingt-deux ans, Nike a eu une idée qui tient en une phrase : confier une paire à un enfant soigné à l’hôpital Doernbecher de Portland, le laisser raconter son histoire sur le cuir, puis vendre le résultat au profit de l’hôpital. Depuis, le programme Doernbecher Freestyle est devenu l’une des rares collaborations que les collectionneurs attendent autant que les grandes signatures. Et Jordan Brand y a presque toujours eu sa place.

Cette année, la place revient à une Air Jordan 11 Low IE, dessinée par Avery Wilson, 13 ans, originaire de Tualatin, dans l’Oregon. La paire a été dévoilée et mise aux enchères le vendredi 16 octobre 2026 au Portland Art Museum. Elle arrivera ensuite sur SNKRS : référence IX8191-922, 200 dollars, une sortie annoncée pour janvier 2027 par Sneaker News et Sole Retriever.

Le résumé en 30 secondes
22e
édition du Doernbecher Freestyle
44 M$
levés pour l’hôpital depuis 2004
200 $
prix annoncé de la 11 Low IE

Avery Wilson, 13 ans, signe la seule Jordan des six paires de la collection 2027 : une 11 Low IE pastel, avec des shrouds dépareillés, un alien en peluche et une plaque « PPY 143 » pour son grand-père. Nike parle d’une sortie « cet hiver » ; le mois de janvier 2027 vient des médias sneakers et n’a pas été confirmé au jour près.

Le module — la 11 Low IE d’Avery Wilson
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Doernbecher Freestyle 2027 : la Air Jordan 11 Low IE d’Avery Wilson, 13 ans, un alien nommé Greg et un « je t’aime » codé
Crédit : Nike, images officielles, via Sneaker News
Vue d’ensemble
Une 11 basse en pastel, sans le cuir verni

Vert d’eau, rose et jaune se partagent l’empeigne. Comme sur la 11 Low IE d’origine, le cuir verni disparaît au profit de panneaux texturés : ici une impression éléphant et des empiècements duveteux, selon Sole Retriever.

Photos officielles de Nike diffusées le 16 octobre 2026 et relayées par Sneaker News. Aucune image n’a été retouchée.

Ce que raconte la paire d’Avery

Une Doernbecher ne se lit pas comme une collab ordinaire : chaque détail renvoie à la vie de l’enfant qui l’a dessinée. La fondation OHSU, qui gère les dons de l’hôpital, présente Avery comme une gamine qui invente sans arrêt des histoires peuplées de personnages. Sa paire en est l’inventaire.

Il y a d’abord Greg, l’alien britannique, devenu porte-clés en peluche. Il y a ensuite les créatures dessinées à la main qui courent le long de la semelle. Et sur le col, en lettres roses, le mot neurospicy : un terme d’argot anglophone que des personnes neuroatypiques utilisent pour parler d’elles-mêmes avec humour. Sneaker Freaker et la fondation OHSU précisent qu’Avery l’a choisi pour évoquer son TOC.

Plaque d’immatriculation Oregon PPY 143 sur la Air Jordan 11 Low IE Doernbecher 2027
La plaque « PPY 143 », en hommage à Poppy, le grand-père d’Avery. Crédit : Nike, via Sneaker News

Le détail le plus fort tient dans une plaque d’immatriculation de l’Oregon, version miniature. On y lit « PPY », pour Poppy, le surnom de son grand-père disparu, et « 143 ». Le code est vieux comme les bipeurs : une lettre pour « I », quatre pour « love », trois pour « you ». Un « je t’aime » chiffré, posé sur une chaussure de basket.

Un « je t’aime » chiffré en trois nombres, vissé sur une Air Jordan : c’est tout le principe Doernbecher.

La plaque PPY 143

Pourquoi une 11 Low IE

Le choix du modèle n’est pas anodin. La 11 basse est l’une des Jordan que Michael a le plus portées sans que le grand public s’en souvienne. Pendant les playoffs 1996, il alterne les versions montantes et basses de la 11, et la Low IE apparaît en match. D’après les archives de Sneaker History, il la porte le 14 mai 1996, le soir où les Bulls éliminent les Knicks en demi-finale de conférence : 35 points, 8 lancers francs sur 9.

Ce qui distingue la IE de la 11 classique, c’est justement ce qu’elle n’a pas. Pas de cuir verni : Tinker Hatfield le remplace par des panneaux plus légers, avec de l’impression éléphant, et pose la chaussure sur une semelle translucide fumée plutôt que rouge. Une 11 d’été, en somme. Quant aux deux lettres, elles font débattre depuis trente ans. Le compte Twitter du Nike Store a répondu « International Exclusive » en 2011, mais le blog de Finish Line rappelle qu’aucun coloris IE n’a jamais été réservé à l’étranger. Le mystère reste entier, et c’est très bien comme ça.

La version d’Avery garde la forme basse, les panneaux texturés, l’éléphant même, et y ajoute tout le reste.

La fiche, le programme, et ce que les sources ne disent pas pareil

Vingt-deux ans de Doernbecher, et des Jordan presque à chaque fois

Le programme naît en 2004, sur une idée de Michael Doherty, cadre de Nike qui siège au conseil de la fondation Doernbecher, selon Sotheby’s. Six patients par an, chacun en binôme avec des employés de Nike, environ neuf mois de travail, une soirée d’enchères à Portland, puis la vente grand public. Nike reverse l’intégralité des bénéfices. Le compteur dépasse aujourd’hui les 44 millions de dollars.

Jordan Brand s’est installée très tôt dans cette histoire. Nice Kicks recense une Air Jordan 2 Doernbecher dès 2007, dessinée par Sheridan Brenton. Sotheby’s cite une Air Jordan 6 imaginée par un garçon nommé Jordan Dark en 2009, reprise en 2019, une Air Jordan 3 signée Cole Johanson et une Air Jordan 4 signée Isaiah Scott. Pour les vingt ans du programme, en 2024, la maison de ventes a même mis aux enchères une Air Jordan XX Doernbecher tirée à vingt paires numérotées. Cette même année, la soirée de Portland avait rapporté plus de 1,5 million de dollars, selon la chaîne locale KATU.

Chez Doernbecher, la Jordan n’est pas l’invitée de prestige : elle fait partie des meubles depuis 2007.

Vingt-deux éditions

La collection 2027 a une particularité : les six silhouettes font toutes leurs débuts dans le programme, précise Nike. À côté de la 11 Low IE d’Avery, on trouve une Air Max 1/97 de Owen William Flint, une ACG Rufus de Charlye Cosgrove, une Air Force 1 Mid western de Royce Short, une Structure Plus kawaii d’Aurora Loss et une GT Future de Kamoryn Marshall. La 11 d’Avery est la seule Jordan du lot.

Les six paires de la collection Nike Doernbecher Freestyle 22
Les six paires de la collection Doernbecher Freestyle 22. Crédit : Nike, via Sneaker News

Enchères vendredi, SNKRS cet hiver : ce qui est sûr

Ce qui est acquis : la paire existe, elle a été dévoilée le 16 octobre, sa référence est IX8191-922, et Nike la vendra aux États-Unis sur SNKRS et chez certains revendeurs. Ce qui l’est moins : le jour. Le communiqué de Nike s’en tient à « cet hiver ». Sneaker News et Sole Retriever avancent janvier 2027, sans date ferme. Les deux éditions précédentes étaient sorties en janvier de l’année suivante, selon House of Heat et Just Fresh Kicks, ce qui rend la piste crédible, mais rien n’est gravé.

Le communiqué de Nike ne mentionne pas non plus de sortie européenne. Pour les lecteurs français, il faudra donc attendre la fiche SNKRS pour savoir si la paire traverse l’Atlantique.

Le compte qui annoncera la sortie

Aucune vidéo officielle de la soirée du 16 octobre n’a encore été publiée par Nike ou par l’hôpital. La date de sortie sur SNKRS tombera d’abord sur le compte de Jordan Brand, comme pour chaque édition précédente.

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1996

La 11 Low IE d’origine

Pensée comme une 11 d’été : pas de verni, des panneaux plus légers avec une impression éléphant, une semelle translucide fumée. Portée par Michael Jordan pendant les playoffs 1996, notamment contre les Knicks.

2027

La 11 Low IE d’Avery

Même silhouette basse, même éléphant, mais en pastel. Shrouds dépareillés, peluche Greg, plaque PPY 143, « neurospicy » sur le col et semelle phosphorescente. Tous les bénéfices vont à l’hôpital.

1996
MJ porte la 11 Low IE en playoffs.
2004
Nike et Doernbecher lancent le Freestyle.
2007
Première Jordan recensée : l’Air Jordan 2.
2024
Vingt ans : une AJ XX en 20 paires chez Sotheby’s.
2027
La 11 Low IE d’Avery sur SNKRS.

Ce que ça change concrètement pour toi

Si tu veux la paire, ne te fie pas aux annonces de précommande qui vont fleurir dans les prochaines semaines. Tant que Jordan Brand n’a pas fixé de date, personne ne peut te vendre une 11 Low IE Doernbecher neuve au prix public. Le bon réflexe, c’est de suivre SNKRS et le compte de Jordan Brand à partir de janvier.

Fais attention à la taille. Sneaker News classe la paire en tailles femme. Si tu chausses habituellement en taille homme, compte en général une pointure et demie d’écart en US. Vérifie le guide des tailles le jour J plutôt que de deviner.

Et si tu la rates, souviens-toi qu’à la revente, la plus-value ne va pas à l’hôpital. La fondation OHSU accepte les dons toute l’année : c’est la façon la plus directe de soutenir le programme.

Ce qu’il faut retenir avant janvier

La 22e Doernbecher Freestyle compte une seule Jordan : la Air Jordan 11 Low IE IX8191-922 d’Avery Wilson, 200 dollars, dévoilée le 16 octobre 2026, avec 100 % des bénéfices reversés à l’hôpital.

Deux inconnues restent au tableau : le jour exact de la sortie sur SNKRS, que Nike résume à « cet hiver », et une éventuelle sortie en Europe, dont aucune source ne parle à ce stade.

Une 11 qui ne ressemble à aucune autre

Des shrouds qui ne vont pas ensemble, un alien très british, des bracelets de perles, un mot d’argot sur le col : rien de tout ça ne serait sorti d’un studio. C’est ce qui fait la valeur des Doernbecher depuis vingt-deux ans : ce sont les seules Jordan dont on connaît l’histoire avant d’en connaître le prix. Celle d’Avery commence par un alien appelé Greg et finit par un « je t’aime » codé.

Sources

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