Le parquet des trois titres Bulls s’arrache à 1,79 M$ chez Sotheby’s : la cote de Jordan ne faiblit pas
Dix planches de bois, quatre mètres sur dix chacune. Rien d’autre, en apparence, qu’un parquet usé et taché par endroits, qui a vu défiler des milliers de dribbles entre 1996 et 1998.
Ce lundi 20 juillet, chez Sotheby’s, ce parquet-là a changé de main pour 1 792 000 dollars — près de 50% au-dessus de l’estimation haute fixée par la maison de ventes.
Le lot : dix sections du parquet du United Center, la salle des Chicago Bulls, en service durant les saisons 1995-96, 1996-97 et 1997-98 — celles du second three-peat, avec au passage la saison record à 72 victoires. Chaque planche porte la signature de Michael Jordan et de Scottie Pippen.
Le résumé en 30 secondes
Ce résultat s’inscrit dans la vente « Summer Sports Marquee » de Sotheby’s, qui recoupe une partie de ce que la maison a baptisé « The Scottie Pippen Collection » — la propre collection de l’ancien ailier des Bulls, mise en vente pièce par pièce.
Dans cet article
- Un parquet, trois titres, une dynastie
- Comment un sol de gymnase devient une pièce à 1,79 M$
- Le contexte : Pippen solde sa collection
- Le module : dans la même vente
- Ce que ça change concrètement pour toi
Un parquet, trois titres, une dynastie
Le parquet n’est pas un accessoire anecdotique dans l’histoire d’une franchise : c’est littéralement la surface sur laquelle une dynastie s’est construite. Les dix sections mises en vente proviennent du sol du United Center qui a accueilli chaque match à domicile des Bulls pendant les trois saisons du second three-peat de Michael Jordan et Scottie Pippen, 1996, 1997 et 1998 — la même période qui inclut la saison 1995-96 et ses 72 victoires, longtemps record de la ligue.

Après son retrait du United Center, le bois est passé entre les mains de CharitaBulls, l’organisation caritative officielle de la franchise, avant de rejoindre une collection privée. Cette chaîne de possession, documentée de bout en bout, est précisément ce qui rassure les collectionneurs sur l’authenticité de la pièce.
On ne vend pas un maillot ou une paire de sneakers. On vend le sol lui-même — l’endroit exact où tout s’est joué.
— His Airness
Comment un sol de gymnase devient une pièce à 1,79 M$
Sotheby’s avait fixé une estimation de 800 000 à 1,2 million de dollars pour ce lot. Le prix final, 1 792 000 dollars, dépasse cette fourchette d’environ 49% une fois la réserve atteinte — un signal net que la demande pour ce type d’artefact dépasse largement les prévisions des experts de la maison.
Le format même du lot — de larges sections de plancher, et non un simple fragment — reste rare sur le marché : la plupart des parquets historiques ont été débités en petites planches individuelles, vendues séparément pendant des années. Retrouver dix sections cohérentes, d’une seule provenance, associées à trois titres consécutifs et à deux signatures, est une configuration qui ne se représente pas souvent.
Le hors-champ
Cette vente s’inscrit dans un calendrier resserré : Sotheby’s a désormais consolidé ses grandes ventes de memorabilia sportif en deux rendez-vous annuels, un en juillet et un en décembre. Le « Summer Sports Marquee » 2026 ne mêle pas que des pièces Bulls : on y trouve aussi bien un maillot porté par Wilt Chamberlain en 1968 qu’un maillot porté par Victor Wembanyama lors de sa première victoire en Finales NBA, quelques semaines plus tôt à peine — signe que le marché absorbe désormais l’histoire récente presque aussi vite que les pièces les plus anciennes.
Le contexte : Pippen solde sa collection
Ce lot n’est pas un cas isolé. Il s’intègre à une opération plus large annoncée par Scottie Pippen lui-même quelques semaines plus tôt : la mise en vente d’une collection personnelle évaluée à environ 6 millions de dollars, réunissant maillots, trophées et souvenirs accumulés depuis ses années Bulls. Pippen avait résumé sa décision en une phrase, reprise depuis par plusieurs médias sportifs américains : le moment est venu de « passer la main ».
Pour Michael Jordan, dont le nom ne figure sur aucun document de vente mais dont la signature couvre une partie du lot, l’opération confirme une tendance déjà ancienne : chaque nouvelle vente aux enchères liée aux Bulls des années 1990 rappelle à quel point cette période continue de fixer les prix plancher du marché du memorabilia basket.
Le module — dans la même vente
Le parquet Bulls a atteint un prix d’adjudication réel de 1,79 M$. Les autres lots ci-dessous affichent leur estimation Sotheby’s avant vente, pas un résultat final. Clique pour comparer.
*Estimations Sotheby’s avant vente, à ne pas confondre avec un prix d’adjudication final.
Ce que ça change concrètement pour toi — si tu collectionnes ou observes simplement le marché du memorabilia basket, ce résultat confirme une tendance : les grandes sections de parquet historique deviennent une catégorie à part entière, capable de rivaliser avec des maillots iconiques en termes de prix. Pour un fan sans budget à sept chiffres, l’intérêt reste surtout narratif — ce genre de vente republie, à chaque fois, le détail exact d’une période qu’on croyait déjà connaître par cœur.
Un sol qui vaut plus cher que jamais
Ce que confirme cette vente, ce n’est pas seulement l’attachement sentimental à une décennie de basket. C’est qu’un simple parquet, retiré du jeu depuis près de trente ans, peut encore aujourd’hui dicter ses propres records sur le marché des enchères — bien loin, désormais, du terrain où il a servi.
Trois titres, deux signatures, dix planches : suffisamment pour transformer un sol de gymnase en pièce de collection à sept chiffres.
Les Bulls des années 1990 ne cessent jamais vraiment de jouer. Ils rejouent, chaque fois qu’un marteau tombe chez Sotheby’s.
— His Airness
Combien vaudra ce même parquet la prochaine fois qu’il repassera sous le marteau ?
Sources
- Bleacher Report — Michael Jordan, Scottie Pippen-Autographed Bulls Game-Used Court Sells for 1.8M$ at Auction
- Sotheby’s — Chicago Bulls 1996, 1997, and 1998 NBA Finals United Center Game Used Floor Sections
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